Eyddes
January 17, 2010
Paris 17.01.10

Les choses bougent. Nouvelle réunion pour les ateliers. Rendu des projets terminés le 18 février, dans un mois. Court délai mais tout le monde semble très motivé. Le thème de la session : Les petits papiers du peuple. Nous sommes 5 et chacun a pour mission de réaliser une petite oeuvre sur le sujet. Pour moi, ce sera un film court histoire de me mettre en confiance d’ici juin, me confronter encore un peu aux comédiens…

Une peur terrible m’envahit pour la première fois au sujet de “Galibot”, celle de ne pas atteindre le film que je me fais dans ma tête. Besoin d’entraînement. Je vais regarder en boucle le “Che” de Soderbergh, “There will be blood” d’Anderson… et puis “Rois et Renne” de Desplechin… J’ai déjà acheté les deux premiers.

Et puis ça y est, j’ai acheté mon nouveau chauffage, je reprends goût à la chaleur diffuse… que c’est agréable ! Tout sera prêt demain pour l’arrivée de Fina. J’ai hâte!

January 14, 2010
Paris 14.01.10

Ed Wood...

Me voilà parti en mode “guérilla”. Du mal à avancer tout seul. J’ai changé l’adresse du site du film : www.galibot-lefilm.com. Quasiment fini la documentation pour la recherche de sponsors. Et puis c’est là que ça devient amusant, je viens de passer commande de  2500 cartes postales que je mettrai en vente pour lever des fonds. Est-ce la vie d’un jeune producteur? en tous cas c’est la mienne. Amusant souvent, fatiguant toujours.

Rétrospective cinéma malaisien en ce moment à Beaubourg. Juste au moment où Fina vient me rendre visite à Paris. Rendez vous pris avec un réalisateur local samedi 23. Je ne sais pas qu’en attendre. Enthousiaste malgré tout.

Avec le froid, grande envie de déménager. Tiens, il ne faut pas que j’oublie de changer de chauffage…

January 2, 2010
C’est reparti?

Je m’étais arrêté d’écrire à mon retour de Moscou… Pas parti bien loin depuis, mais je vais reprendre mes notes quotidiennes. Nous sommes le 1er janvier 2010, certainement une date propice à ce genre de décisions. Les fameuses bonnes résolutions! Quelques heures de sommeil puis rentré à la maison ce matin, Montrouge-Place de l’Etoile, une petite trotte dans le froid. Serviette Bob l’Eponge sous le bras je me blottis contre le radiateur du wagon..

Petite journée assoupie… La sensation que les 365 précédentes journées m’ont apporté plein de bonne choses et que les 365 suivants s’annoncent un peu plus difficiles…

Chaque jour qui passe désormais me rapproche à grande vitesse du tournage de mon premier film en tant que réalisateur… L’envie grandit chaque jour, proportionnellement à l’angoisse de ne pas trouver les moyens d’ici avril. Trois mois pour trouver au moins 10 000€. Pas simple. J’essaie de mettre toutes les chances de mon côté: www.galibot.pagespartenaires.com .

Lassé parfois de tout faire soi-même. Besoin de soutien.

November 9, 2009
Paris. 09.11.09

Retour à Paris. Parti de Domodedovo à 16.30, arrivé à Orly à 20.30, deux heures de décalage. En discutant récemment avec une amie, on se demandait à partir de combien de temps on peut considérer qu’on a habité un endroit. Au-delà de la durée, il m’apparaît aujourd’hui qu’on habite certainement pas comme l’on visite. Au-delà de la durée, il y a la manière.  Ces derniers jours à Moscou, il m’a semblé pouvoir dire que j’habite cette ville. Retour rapide certes, mais la sensation était là. Habiter un lieu c’est aussi prendre ses habitudes, et ma foi, en cette terre bien différente de la notre, j’avais commencé à en prendre, des habitudes. Se diriger dans le métro sans regarder les panneaux, manger à tel ou tel endroit, se balader ici ou là… mais surtout ne pas être seul chez soi, attendre quelqu’un en fin de journée ou même se faire attendre. Ici, solitude. Comme au mois de mars, au même endroit, j’ai laissé Ina avec Dia. Je traversai les nombreux contrôles pour accéder à la porte d’embarquement. Je la voyait s’éloigner peu à peu, puis je suis passé de l’autre côté.

Mais Paris a ses charmes et il m’a bien fallu aller voir ailleurs pour le comprendre.