Toujours gris. Pris le métro pour le centre ville, première véritable sortie depuis mon arrivée, ligne verte (penser à emprunter la ligne circulaire qui paraît-il possède de magnifiques stations). Sorti à Teatral’Naya, rues aux bâtiments impressionnants, pour beaucoup des théâtres, modèles de classicisme architectural. Impression d’invulnérabilité. Quelques pas plus loin, le paradoxe s’installe. Les grandes enseignes, les publicités elles aussi démesurées. Du contraste en pleine démesure. Toujours pas de carte de la ville, se repérer à l’oeil. Petit détour involontaire puis la place rouge enfin en vue, de l’autre côté de la route. La cathédrale St Basile, le mausolée de Lénine, le musée d’Histoire nationale, la luxueuse galerie marchande… tout y est. Le vent aussi qui ratisse large sur la place relativement vide. A l’entrée de la place, de petites boutiques à souvenirs roulantes, un homme présentant son rapace et ses deux singes, une chapelle d’où s’échappent une voix religieuse monocorde, amplifiée, et devant laquelle se sont regroupés les fidèles. Paradoxe, rigueur et démesure. Les trois premiers mots qui me viennent à l’esprit pour définir cette ville. Sentiments mitigés. Folklore ou réalité du quotidien? Un mélange qu’il est difficile de mesurer. Envie d’en savoir plus, définitivement.
Retour prématuré à l’auberge, piégé par une montre dont j’ai oublié de changer l’heure. Le métro est bruyant. Imposant, rapide, pratique, mais bruyant.