Eyddes
November 2, 2009

Parfois, la volonté est là mais ça suffit pas. Arrivé devant le couvent Novodevichy, les portes sont closes, fermé le premier lundi du mois… Badd m’accompagne. Faire le tour, passer devant le lac dont la surface commence tout juste à geler. Les orteils insensibles. Les canards ne craignent rien, eux. Au loin, deux cheminées fumantes. En faisant le tour, on trouve une entrée, celle du cimetière. Pourquoi pas, rien d’autre à voir dans le coin.

L’ensemble semble s’organiser chronologiquement. En cherchant un peu, le quartier militaire, ceux tombés entre 39 et 45. Beaucoup d’entre eux en 45 d’ailleurs. Bataille de Berlin, Iles Kouriles, je ne sais pas. Un enfant portant un béret, 13 ans, emporté par la guerre en Allemagne. Beaucoup de bustes militaires au-dessus des tombes. Fierté patriotique extrêmement forte. L’impression d’être à la racine de l’Histoire. Peu d’émotion pour ces personnages, beacoup plus pour les pages qu’ils ont écrites…

De l’autre côté du mur, le couvent et ses dômes surmontés de croix dorées. Retour au métro. Arrêt à la boulangerie “française”. Une chaîne plus ou moins industrielle. Les pâtisseries ont toutes l’étrange particularité d’être parsemées de petits picots sur le dessous. Les traces du moule. Pâte un peu rêche, mais le goût est là. Ina est rentrée plus tôt, légèrement malade.

L’hiver est là. Je retrouve l’agréable sensation de pénétrer la chaleur du foyer après une ballade plus que fraiche.

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